{"id":159,"date":"2015-04-15T14:00:15","date_gmt":"2015-04-15T12:00:15","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-jim.be\/blog\/?page_id=159"},"modified":"2022-04-04T13:15:30","modified_gmt":"2022-04-04T13:15:30","slug":"pourquoi-je-suis-peu-sur-facebook-twitter-et-autre-services-centralises","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/e-jim.be\/blog\/index.php\/pourquoi-je-suis-peu-sur-facebook-twitter-et-autre-services-centralises\/","title":{"rendered":"Pourquoi je suis peu sur Facebook, Twitter, et autre services centralis\u00e9s"},"content":{"rendered":"<h2>Intro<\/h2>\n<p>De nature timide et r\u00e9serv\u00e9e, je n&rsquo;arrive pas toujours \u00e0 expliquer \u00e0 mes proches les raisons qui me font penser que les nouveaux lieux de conversation centralis\u00e9s que sont Facebook, Twitter et Google sont n\u00e9fastes pour notre futur, et pourquoi internet m\u00e9rite mieux.<\/p>\n<p>Je prends donc ici le temps de poser les arguments \u00e0 t\u00eate repos\u00e9e. J&rsquo;essaierai d&rsquo;\u00eatre le plus p\u00e9dagogue possible, mais je ne promets rien \ud83d\ude09<br \/>\nVous comprendrez donc que ces lignes s&rsquo;adressent plut\u00f4t aux non-initi\u00e9s, et que le geek n&rsquo;y trouvera rien de nouveau.<\/p>\n<p><a href=\"#donnees\"> Des donn\u00e9es \u00e0 donner<\/a><br \/>\n<a href=\"#silos\"> Des silos pr\u00eats \u00e0 \u00eatre exploit\u00e9s<\/a><br \/>\n<a href=\"#cacher\"> Rien \u00e0 cacher?<\/a><br \/>\n<a href=\"#enfermement\"> Ils veulent vous enfermer!<\/a><br \/>\n<a href=\"#fermeture\"> Et quand Facebook fermera?<\/a><br \/>\n<a href=\"#webouvert\"> Un web partag\u00e9 et ouvert<\/a><br \/>\n<a href=\"#allerplusloin\"> Pour aller plus loin<\/a><\/p>\n<p><a name=\"donnees\"><\/a><\/p>\n<h2>Des donn\u00e9es \u00e0 donner<\/h2>\n<p>C&rsquo;est sans doute le point le plus \u00e9vident. Tout ce que nous produisons en ligne sur les grandes plates-formes en ligne tombe directement dans l&rsquo;escarcelle de ces derni\u00e8res. Elles en deviennent les propri\u00e9taires, par la gr\u00e2ce des conditions g\u00e9n\u00e9rales d&rsquo;utilisation auxquelles tout utilisateur adh\u00e8re d&rsquo;un simple clic.<br \/>\nM\u00eame si ces contrats d&rsquo;adh\u00e9sion ne sont certainement pas exempts de clauses potentiellement abusives, il n&rsquo;en demeure pas moins qu&rsquo;ils sont de facto appliqu\u00e9s et tr\u00e8s peu remis en cause.<\/p>\n<p>Ces donn\u00e9es, produites par les utilisateurs eux-m\u00eames, sont en r\u00e9alit\u00e9 le c\u0153ur de m\u00e9tier des plates-formes: elles sont revendues, soit directement \u00e0 des soci\u00e9t\u00e9s int\u00e9ress\u00e9es, soit indirectement via le placement de publicit\u00e9s cibl\u00e9es. Et ce ne sont pas de cacahu\u00e8tes. Facebook, qui ne produit rien et a des co\u00fbts de fonctionnement immenses, est ainsi valoris\u00e9 \u00e0<a href=\"http:\/\/www.lepoint.fr\/high-tech-internet\/facebook-vaut-en-bourse-plus-de-200-milliards-de-dollars-09-09-2014-1861670_47.php\"> 200 milliards<\/a> (!!!) de dollars.<\/p>\n<p>Comme dit le nouveau dicton: \u00ab\u00a0Si tu ne paies rien, alors, c&rsquo;est toi le produit!\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ces donn\u00e9es sont aujourd&rsquo;hui extr\u00eamement nombreuses et vari\u00e9es. \u00c7a va de vos contacts, aux conversation que vous avez, ce que vous aimez, votre localisation et donc vos d\u00e9placements, mais \u00e9galement, via l&rsquo;inclusion de bouts de code (liens de partage sur un r\u00e9seau social, outils gratuits d&rsquo;analyse de site web, etc&#8230;) sur une \u00e9norme frange du reste du web, vos lectures, le temps que vous passez avec la souris au dessus de tel ou tel \u00e9l\u00e9ment d&rsquo;une page&#8230;<\/p>\n<p>Une quantit\u00e9 de donn\u00e9es tellement impressionnante, et portant sur tellement de gens, qu&rsquo;elles peuvent permettre de pr\u00e9dire les comportements de ces personnes avec une pr\u00e9cision inqui\u00e9tante: nous sommes des \u00eatres d&rsquo;habitudes et avons tendance \u00e0 nous comporter comme nos semblables.<\/p>\n<p>On a ainsi vu d&rsquo;\u00e9tonnantes \u00e9tudes, men\u00e9es par Facebook, sur la <a href=\"http:\/\/nypost.com\/2013\/10\/29\/facebook-knows-when-youre-going-to-break-up\/\">probabilit\u00e9 qu&rsquo;un couple se s\u00e9pare<\/a>. Mais cela peut s&rsquo;appliquer \u00e0 la probabilit\u00e9 d&rsquo;aimer un produit, pour pouvoir vous le proposer avant m\u00eame que vous n&rsquo;ayez eu l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;en consulter la fiche, voire de d\u00e9tecter via ses donn\u00e9es les p\u00e9riodes durant lesquelles vous \u00eates le plus apte \u00e0 changer vos habitudes d&rsquo;achat.<\/p>\n<p>De mani\u00e8re plus anecdotique, on peut \u00e9galement compter parmi les \u00e9l\u00e9ments offerts aux g\u00e9ants d&rsquo;internet toutes les contributions volontaires, mais gratuites faites par les utilisateurs. Que ce soit des tags de photos sur Facebook, des corrections apport\u00e9es \u00e0 Google Maps, des vid\u00e9os maison post\u00e9es sur Youtube, ou encore un simple tweet, tout le contenu que vous postez sur des plates-formes en ligne ne vous appertisant pas leur permet d&rsquo;enrichir leur offre, d&rsquo;am\u00e9liorer leur service, sans bourse d\u00e9lier (\u00e0 l&rsquo;exception peut-\u00eatre de Youtube qui offre une sorte de r\u00e9mun\u00e9ration).<\/p>\n<p><a name=\"silos\"><\/a><\/p>\n<h2>Des silos pr\u00eats \u00e0 \u00eatre exploit\u00e9s<\/h2>\n<p style=\"text-align: left;\">Les r\u00e9seaux sociaux centralis\u00e9s sont attirants car ils ont de nombreux utilisateurs, parmi lesquels vous avez beaucoup de chance de trouver vos amis, vos anciens amis, vos coll\u00e8gues, vos connaissances, voire m\u00eame vos grands-parents. Un seul point pour les voir tous!<br \/>\nC&rsquo;est \u00e9galement ce que doivent se dire les agences de renseignement, qui ont l\u00e0 un r\u00e9servoir d&rsquo;informations au sujet d&rsquo;une immense majorit\u00e9 de citoyen sans devoir eux-m\u00eames constituer cette base. On a eu la preuve formelle que les services de renseignement Am\u00e9ricains se servaient all\u00e8grement sur ces plates-formes. Le programme <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/PRISM_%28programme_de_surveillance%29\">PRISM<\/a>, un des multiples programmes r\u00e9v\u00e9l\u00e9s par Edward Snowden consiste justement en cela: la NSA avait un acc\u00e8s direct \u00e0 des silos de donn\u00e9es chez divers acteurs de l&rsquo;Internet (Yahoo!, Google, Microsoft, Facebook &#8230;). Cet acc\u00e8s se fait sans contr\u00f4le judiciaire, et peut concerner des personnes qui n&rsquo;ont rien \u00e0 se reprocher. Couplez le nombre incroyable de photos qu&rsquo;on peut trouver sur Facebook avec les technologies de <a href=\"http:\/\/www.huffingtonpost.fr\/2014\/03\/20\/deepface-reconnaissance-faciale-facebook_n_5000872.html\">reconnaissance faciale d\u00e9velopp\u00e9e par cette soci\u00e9t\u00e9,<\/a> et vous voil\u00e0 trouvable partout sur le globe. Tout \u00e7a avec des donn\u00e9es livr\u00e9es par les surveill\u00e9s eux-m\u00eames, qui vont jusqu&rsquo;\u00e0 se tagguer pour que cela soit plus facile pour nos amis de la NSA.<br \/>\n\u00c0 noter que ce genre de pratique n&rsquo;est pas limit\u00e9 aux \u00ab\u00a0grands m\u00e9chants am\u00e9ricains\u00a0\u00bb qui se livrent \u00e0 ces pratiques. Non seulement les donn\u00e9es sont livr\u00e9es aux partenaires de la NSA (les services de renseignement d&rsquo;autres pays dits civilis\u00e9s), mais on sait la Grande-Bretagne a particip\u00e9 \u00e0 ces enregistrements et la France aurait \u00e9galement des <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/societe\/article\/2015\/04\/11\/ce-big-brother-dissimule-au-c-ur-du-renseignement_4614233_3224.html\">outils de ce type en place<\/a> (et est en tout cas <a href=\"https:\/\/www.laquadrature.net\/fr\/agissons-contre-le-projet-de-loi-de-surveillance\">en train de les l\u00e9galiser)<\/a><\/p>\n<p><a name=\"cacher\"><\/a><\/p>\n<h2>Rien \u00e0 cacher?<\/h2>\n<p>Face aux dangers du profilage et de l\u2019espionnage, on entend souvent les gens r\u00e9pliquer \u00ab\u00a0Mais, je n&rsquo;ai rien \u00e0 cacher, je n&rsquo;ai donc aucun probl\u00e8me que les services de renseignement ou les grands groupes aient acc\u00e8s \u00e0 mes donn\u00e9es\u00a0\u00bb. Cet argument est invalide pour plusieurs raisons: Premi\u00e8rement, m\u00eame si on se sent blanc comme neige, il est y toujours des circonstances dans lesquelles on aimerait \u00e0 l&rsquo;abri des regards. Que ce soit dans nos toilettes, dans notre lit ou simplement lorsqu&rsquo;on pr\u00e9pare une surprise pour quelqu&rsquo;un. Ce besoin d&rsquo;intimit\u00e9 est \u00e9galement valable pour notre vie num\u00e9rique. \u00catre et se savoir observ\u00e9 est suffisant \u00e0 modifier nos comportements, ce qu&rsquo;on se permet de faire et de dire \u00e0 nos contacts.<\/p>\n<p>Ensuite, m\u00eame si on peut affirmer qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui on a rien \u00e0 cacher, on ne peut jamais affirmer que demain on aura rien \u00e0 cacher. Quid si on devient militant? Ou si le pouvoir devait \u00eatre pris par un gouvernement totalitaire (pensons par exemple \u00e0 la mont\u00e9e du FN en France). Quel usage pourrait alors \u00eatre fait des donn\u00e9es si docilement partag\u00e9es?<\/p>\n<p>Troisi\u00e8mement, l\u2019argument de \u00ab\u00a0rien \u00e0 cacher\u00a0\u00bb ne peut \u00eatre valable \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle \u00e0 laquelle cette surveillance op\u00e8re. En effet, cette surveillance se fait en continu, pendant des ann\u00e9es. Il est impossible de ne rien avoir \u00e0 cacher \u00e0 cette \u00e9chelle. Enfin, on n&rsquo;est pas encore au courant de ce qu&rsquo;on pourrait avoir \u00e0 cacher. En effet, avec l&rsquo;\u00e9mergence du big data, des comportements anodins peuvent \u00eatre analys\u00e9s comme des pr\u00e9curseurs de comportements \u00e0 risque. Des termes utilis\u00e9s dans des recherches Google, des \u00e9tats d&rsquo;esprit exprim\u00e9s sur Facebook, des connexions avec certaines personnes peuvent \u00eatre analys\u00e9es comme des signes d&rsquo;un potentiel d\u00e9linquant.<\/p>\n<p>Et quand bien m\u00eame vous n&rsquo;auriez rien \u00e0 cacher, pensez qu&rsquo;en utilisant des services centralis\u00e9s, vous impliquez \u00e9galement vos proches. Par exemple, lorsqu&rsquo;un \u00e9change mail contient un seul destinataire sur un adresse gmail, Google obtient l&rsquo;ensemble de l&rsquo;\u00e9change, m\u00eame si tous les autres destinataires utilisent d&rsquo;autres services. Ou lorsque qu&rsquo;un photo est partag\u00e9e via Facebook, c&rsquo;est l&rsquo;ensemble des personnes avec qui vous la partagez qui sera soumis au contr\u00f4le de Facebook.<\/p>\n<p>Enfin, comme le disait Snowden: \u00ab Pr\u00e9tendre que votre droit \u00e0 une sph\u00e8re priv\u00e9e n\u2019est pas important parce que vous n\u2019avez rien \u00e0 cacher n\u2019est rien d\u2019autre que de dire que la libert\u00e9 d\u2019expression n\u2019est pas essentielle parce que vous n\u2019avez rien \u00e0 dire. \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Et quand Facebook fermera?<\/h2>\n<p>Lorsqu&rsquo;on s&rsquo;inscrit sur un service en ligne, on aimerait avoir pouvoir s&rsquo;inscrire dans une certaine dur\u00e9e. Seulement, dans la r\u00e9alit\u00e9, aucun service en ligne n&rsquo;est \u00e9ternel. Il peut lui arriver d&rsquo;\u00eatre ferm\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 que le proposait, parce que non-rentable. Ou parce que la soci\u00e9t\u00e9 fait faillite. Ou parce qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 rachet\u00e9e par une soci\u00e9t\u00e9 qui propose un service concurrent. Le service peut aussi voir ses conditions d&rsquo;utilisation changer de mani\u00e8re inacceptable. On encore \u00eatre bloqu\u00e9 dans votre pays. Dans ces cas, et en l&rsquo;absence de m\u00e9canisme permettant de r\u00e9cup\u00e9rer ses donn\u00e9es, celles-ci sont tout simplement perdues. Le temps pass\u00e9 \u00e0 organiser ses donn\u00e9es, les trier, \u00e9changer avec amis: tout cela s&rsquo;envole. Sur d\u00e9cision unilat\u00e9rale d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9. M\u00eame si \u00ab\u00a0c&rsquo;est la vie\u00a0\u00bb, il faut reconna\u00eetre que ce n&rsquo;est pas agr\u00e9able de vivre avec une \u00e9p\u00e9e de Damocl\u00e8s au-dessus de la t\u00eate.<\/p>\n<p><a name=\"enfermement\"><\/a><\/p>\n<h2>Ils veulent vous enfermer!<\/h2>\n<p>Le probl\u00e8me de la p\u00e9rennit\u00e9 des donn\u00e9es (v. supra) est renforc\u00e9 par le fait que les plates-formes, \u00e0 mesure qu&rsquo;elles grandissent, on tendance \u00e0 se refermer sur elles-m\u00eames et \u00e0 tenter le plus possible d&rsquo;enfermer les utilisateurs dans leur syst\u00e8me, au lieu de s&rsquo;int\u00e9grer dans l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me du web. Ainsi, des fonctionnalit\u00e9s de partage du contenu automatis\u00e9, comme les flux RSS ou les API ouvertes et librement accessibles, tendent \u00e0 dispara\u00eetre. M\u00eame des m\u00e9canismes aussi basiques que les liens (qui sont l&rsquo;essence m\u00eame de l&rsquo;hypertexte, et donc du web) sont d\u00e9tourn\u00e9s par les plates-formes pour nous garder plus longtemps dans leur griffe. Facebook vous demande si vous \u00eates vraiment certain de vouloir sortir de Facebook pour aller voir le lien en question.<\/p>\n<p>Comme si aller autre part, dans le grand et effrayant web, \u00e9tait dangereux et non souhaitable. Et presque toutes les plates-formes transforment maintenant les liens que vous postez en des liens raccourcis, qui au lieu de pointer directement vers la direction souhait\u00e9e, vous am\u00e8ne (ainsi que les gens avec qui vous allez partager ce lien) sur les serveur du site en question, avant de vous rediriger vers la page demand\u00e9e. Cette technique permet d&rsquo;encore mieux savoir qui clique sur quoi, et donc de mieux surveiller.<\/p>\n<p><a name=\"webouvert\"><\/a><\/p>\n<h2>Un web partag\u00e9 et ouvert<\/h2>\n<p>Si le portrait que je dresse ici n&rsquo;est pas rose, sachez qu&rsquo;il existe des alternatives. Il existe un grand nombre d&rsquo;applications d\u00e9centralis\u00e9es qui peuvent \u00eatre utilis\u00e9es soit en h\u00e9bergeant soit-m\u00eame ces services, soit en les faisant h\u00e9berger par des personnes de confiance. L&rsquo;e-mail en est sans doute le meilleure exemple: depuis le d\u00e9but du net, on s&rsquo;\u00e9change des mails sans pour autant tous utiliser la m\u00eame plates-formes. Il y a des millions de fournisseurs de service mails diff\u00e9rents, que ce soit votre employeur, ou une soci\u00e9t\u00e9 qui h\u00e9berge vos mails gratuitement (mais avec un int\u00e9r\u00eat pour elle). Il est m\u00eame relativement facile d&rsquo;h\u00e9berger ses mails \u00e0 la maison. Le serveur de votre employeur peut envoyer des mails \u00e0 une adresse @gmail.com sans demander d&rsquo;autorisation sp\u00e9ciale, et il sait comment lui parler. Tout cela parce que les serveurs mails parlent ensemble un protocole standard, qui est ouvert, connu de tous et que des centaines de programmes mettent en \u0153uvre sans devoir demander d&rsquo;autorisation \u00e0 quiconque. Et de tels protocoles existent \u00e9galement pour la conversation en ligne, la t\u00e9l\u00e9phonie par internet, les r\u00e9seaux sociaux, etc&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Pour aller plus loin<\/h2>\n<p>Pour ceux qui voudraient aller plus loin, je conseille les lectures suivantes:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quand on touche \u00e0 la vie priv\u00e9e, c\u2019est la d\u00e9mocratie qui est menac\u00e9e\u00a0\u00bb, une conf\u00e9rence d&rsquo;Eben Moglen, un juriste am\u00e9ricain, qui a accompagn\u00e9 le mouvement de logiciel libre depuis ses d\u00e9buts et a construit une belles vision d&rsquo;ensemble des questions de libert\u00e9s publiques li\u00e9es au num\u00e9rique: <a href=\"http:\/\/framablog.org\/2015\/07\/22\/quand-on-touche-a-la-vie-privee-cest-la-democratie-qui-est-menacee-33\/\">http:\/\/framablog.org\/2015\/07\/22\/quand-on-touche-a-la-vie-privee-cest-la-democratie-qui-est-menacee-33\/<\/a><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Six ans apr\u00e8s, Internet se&nbsp;recroqueville\u00a0\u00bb, le texte d&rsquo;un blogueur iranien emprisonn\u00e9 pendant 6 ans, et qui compare l&rsquo;internet d&rsquo;avant sa d\u00e9tention \u00e0 celui qu&rsquo;il a trouv\u00e9 \u00e0 sa sortie: <a href=\"http:\/\/ecrans.liberation.fr\/ecrans\/2015\/07\/20\/six-ans-apres-internet-se-recroqueville_1351044\">http:\/\/ecrans.liberation.fr\/ecrans\/2015\/07\/20\/six-ans-apres-internet-se-recroqueville_1351044<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Et je n&rsquo;ai pas parl\u00e9 de:<\/h2>\n<p>La guerre au pseudonymat, pourtant si utile, que ce soit sous des r\u00e9gimes peu d\u00e9mocratiques, ou simplement pour permettre une vraie libert\u00e9 de parole:<\/p>\n<p>http:\/\/www.nikopik.com\/2012\/07\/facebook-vous-demande-de-denoncer-vos-amis-a-pseudonyme.html<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Intro De nature timide et r\u00e9serv\u00e9e, je n&rsquo;arrive pas toujours \u00e0 expliquer \u00e0 mes proches les raisons qui me font penser que les nouveaux lieux de conversation centralis\u00e9s que sont Facebook, Twitter et Google sont n\u00e9fastes pour notre futur, et pourquoi internet m\u00e9rite mieux. 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